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[WE eau vive 2012] Le retour

publié le 15 juil. 2012 à 12:53 par Stéphane Sitbon   [ mis à jour : 15 sept. 2012 à 15:47 ]
On était 13 à prendre le train pour Annecy ce samedi 23 juin... à 6h45 du matin ! Levé depuis 4h pour Nicolas (qui devait se couper les cheveux), ou depuis 6h30 pour Mathieu et Amandine (qui ont bien failli rater le train !)

Faut être fous pour se lever si tôt... ou motivés par un we canyoning, via ferrata et parapente. Et motivés, y a pas de doute, on l'était :-)

10h30, arrivés à Annecy. Prisca nous attend dans son minibus pour nous conduire à l'auberge de jeunesse d'abord, puis à la "grange", le lieu de rassemblement du canyoning. L'endroit est super sympa, au milieu des montagnes. Au calme, tellement calme qu'on "entend le silence au travers de nos paroles" (Guillaume*).. On pique nique en attendant l'heure de départ du canyoning en compagnie de 2 chèvres acrobates (Jean-Yves* et Mathieu* tenteront d'ailleurs de convaincre une des 2 de sauter d'un muret...).

Il fait super beau...

13h, nos guides arrivent et un d'eux tentent de sympathiser avec Véro... Et s'attire les foudres de Guillaume !








13h30, vêtus comme des cosmonautes avec nos épaisses combinaisons Néoprène, nos casques et nos baskets un peu pourries pour aller dans l'eau, on prend place dans le minibus qui nous monte jusqu'au départ du canyoning. Fait un peu chaud... Arrivés en haut, vérification du matos ( Mathieu*, met ton casque stp... Mon casque ? M****, il est resté à la grange !) Aller / retour pour le récupérer, on attend... Fait vraiment chaud !


Mathieu, sans casque...


Enfin tous équipés, on descend dans le canyon pour plonger dans une eau limpide... À 10 degrés ! Brrrrr....Pas le temps d'avoir froid, l'activité démarre et c'est un derrière l'autre que l'on franchit les difficultés : un rocher, un toboggan naturel, un premier saut pas trop haut...


Les obstacles s'enchaînent mais l'effet de groupe joue, et malgré parfois une légère appréhension, tout le monde passe. (faut être honnête, chaque saut m'a bien fait flipper !) 






Encore quelques descentes en rappel sous les cascades, quelques glissades et quelques sauts et on arrive au passage tant attendu par certains et tant redouté par d'autres : le saut de 7m... 


Heureusement, un promontoire juste en dessous permet de réduire l'obstacle à un saut de 5m. Mais ça reste haut 5 m !!! Parce que de chaque cote il y a la roche, qu'il faut pousser sur son pied d'appel mais pas sauter trop loin, viser l’écume blanche, amortir avec ses jambes en arrivant dans l'eau... Beaucoup de consignes qui me paraissent sur le moment insurmontable. 








Mais à 7 ou 5m, tout le monde se jette à l'eau (...) et continue.






Le paysage est magique, on découvre un peu plus loin une cascade qui semble descendre du ciel, le soleil se reflète dans l'écume, on est vraiment loin de Paris.






3h30 plus tard, on atteint la fin du parcours... 
Fatigués, voire très fatigués... mais fiers de nous !

Mathieu

Retour à pied à la grange, c'est l'heure d'un goûter bien mérités. Amandine sort un paquet de michokos et se fait définitivement adopter par le groupe.

Prisca revient nous chercher pour nous ramener à l'auberge de jeunesse, et on se répartit les 4 chambres et les lits superposés... Certains regretteront toute la nuit d'avoir préféré le lit du bas à celui du haut, d'autres d'avoir choisi des colocataires ronfleurs... Le match de foot ou la table de ping-pong ne nous retiendront pas tres longtemps, morphée nous attend.


Dimanche, 7h15, réveil plus ou moins de bonne humeur et direction la magnifique terrasse qui surplombe le lac d'Annecy pour prendre le petit dej. Cette journée de dimanche est chargée, et nous réserve une via ferrata le matin et un vol en parapente l'après-midi. Alice a remplacé Prisca, et elle nous accompagnera tout au long de cette journée.


Après quelques aléas (les présents se rappelleront de Mathieu ce matin là... les absents n'ont plus qu'à le cuisiner !), on attaque la matinée par une petite marche d'approche : de quoi réveiller les jambes et quelques courbatures.


Les choses sérieuses arrivent vite, il faut déjà apprendre à s'encorder et on part à l'assaut de la première parois.

 







Stéphane                                            Marie

Cela n'est rien comparé à ce qui nous attend plus loin : sortir d'une grotte par une petite lucarne, suivie d'une ascension sur la falaise légèrement en dévers... On a beau être assuré, on n'est pas pour autant très rassuré ! Surtout ne pas regarder en bas... et ne pas lâcher les barreaux des échelles !


 


Tom en blanc, Antoine en vert, Walid en bleu manche longue, Véro en violet et Guillaume en rouge






JYM en bleu manche courte, et Régis plus bas, en rose







Un peu plus loin, c'est un pont de singe qu'il faut franchir. Pour ceux qui ne connaissent pas, c'est un passage de 50m qui se fait sur 2 cordes tendues au dessus du vide... 60 m de vide pour être précis. Et comme le remarquera Véro*, "C'est haut en bas !"

Certains passeront debout face au vide, d'autres assis dans leur baudrier et face à la parois, mais au final tout le monde passe.


Stéphane, Amandine et Marie
















Nos efforts ne sont pas vains : après avoir franchi encore quelques difficultés, on arrive sur un promontoire qui surplombe le lac d'Annecy. La vue est magnifique



C'est bien beau de monter, mais il faut bien penser à redescendre à un moment... Et quoi de mieux que de le faire en rappel ! C'est donc 2 par 2, que l'on s'élance dos au vide, pour un rappel de 45 m.


En haut, Jean-Yves (en bleu) et Antoine (en vert)

A gauche, Antoine (en bleu) et Véro (en violet)

A droite, Guillaume (en rouge) et Marie (en orangé)











Cela fait déjà plus de 3 heures qu'on crapahute dans la montagne, et le parcours touche à sa fin...









... Mais pas le we. Une dernière épreuve nous attend, certainement moins physique, mais carrément spectaculaire : le baptême de parapente de 12 d'entre nous. La 13e, Amandine, est une habituée et tente de rassurer les plus inquiets.

C'est tout doux le parapente. Déjà, on ne saute pas : on décolle... et ca change beaucoup de chose ! Quelques foulées dans la pente douce, et déjà la voile se gonfle et on ne touche plus le sol. Le moniteur est là pour nous amener vers les thermiques ascendants et rapidement, on se retrouve au-dessus de l'aire d'en-vol. On longe la montagne (tiens, pourquoi y a une voile de parapente dans les arbres ???), demi-tour vers le lac et le moniteur nous confie les commandes. C'est simple en fait le parapente (quand le moniteur est derrière...), il suffit de tirer sur les bras et de se pencher pour tourner... La demi-heure de vol passe trop vite, le moniteur propose de faire quelques virages un peu rapides (sensation montagne russe... gloups...) et reprend les commandes, puis nous ramène - en douceur cette fois - sur la terre ferme.
























Il est déjà 17h, et ce coup là, le we est fini... Retour à la gare d'Annecy pour prendre le train. On se réparti dans les voitures mais, comme à l'aller, c'est à la voiture bar que nous ferons la quasi totalité du trajet, à reparler du we (Mathieu : "Je suis Bélier", Véro : "Ah, c'est pour ça que tu t'entends bien avec les chèvres ! ") et à imaginer déjà le prochain we "sports de mer" ou "sport nature". 

Une chose est sure, l'année prochaine ou dans 2 ans, on reviendra à Annecy !



* Les prénoms n'ont pas été changés

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